Illustration : deux personnes en train de se crier dessus avec en arrière plan une fanfare, style caricature politique, pas de texte

Participation de la fanfare du 27e BCA à la Nuit du Bien Commun d’Annnecy : certains se plaignent (et c’est ridicule)

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Une soirée caritative, une fanfare militaire, et une polémique qui frise l’absurde. La présence de la fanfare du 27e BCA à la Nuit du Bien Commun d’Annecy, le 24 juin 2025, a déclenché des foudres aussi inattendues que démesurées. Alors que l’événement célébrait la générosité et l’engagement associatif, certains y ont vu une manœuvre politique. Une lecture des faits s’impose pour comprendre le ridicule de la situation.

La participation de la fanfare du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins à la Nuit du Bien Commun d’Annecy, un événement caritatif ayant levé 245 200 € pour des associations locales, a été critiquée par des syndicats et partis politiques. Ils ont dénoncé une prétendue « offensive idéologique d’extrême droite ». Ces accusations sont jugées ridicules par les défenseurs de l’événement, qui rappellent que la fanfare est une institution locale apolitique, symbole d’unité, qui soutenait une cause universelle : le bien commun.

Qu’est-ce que la Nuit du Bien Commun ?

Avant de plonger dans la controverse, il est essentiel de rappeler la nature de l’événement. La Nuit du Bien Commun n’est pas un meeting politique, mais une célébration de la solidarité.

Une soirée pour la générosité locale

Fondée en 2017, la Nuit du Bien Commun est une soirée de levée de fonds. Le principe est simple : mettre en lumière des associations locales et inviter le public à les soutenir financièrement. Pour son édition 2025 à Annecy, tenue au Centre des Congrès de l’Impérial Palace, l’événement a été un franc succès : 245 200 € ont été récoltés pour des projets à fort impact social. Parmi les bénéficiaires, on trouve par exemple « 60 000 Rebonds », une association qui aide les entrepreneurs ayant connu la faillite à se reconstruire. On parle ici de projets concrets, touchant à la précarité, l’éducation ou encore l’écologie.

Un soutien au tissu associatif

L’objectif est de donner un coup de projecteur et des moyens à ceux qui agissent sur le terrain, souvent dans l’ombre. C’est une démarche purement caritative, qui vise à renforcer le lien social et l’entraide au sein d’un territoire.

Pourquoi la fanfare du 27e BCA était-elle présente ?

La présence de la fanfare militaire s’inscrit dans une logique de tradition et de soutien, bien loin des arrières-pensées politiques qu’on a voulu lui prêter.

Une institution ancrée à Annecy

Le 27e Bataillon de Chasseurs Alpins est une figure emblématique d’Annecy depuis plus d’un siècle. Sa fanfare, composée d’une vingtaine de musiciens, est une véritable institution. Elle participe régulièrement aux cérémonies officielles et aux événements qui rythment la vie de la cité. Son répertoire, qui va des marches militaires aux airs contemporains, en fait un acteur culturel apprécié et respecté de tous. C’est une part de l’identité locale.

Un symbole fédérateur, pas partisan

Inviter la fanfare du 27e BCA à un événement comme la Nuit du Bien Commun, c’est faire appel à un symbole d’unité et de cohésion. Sa présence apporte une touche solennelle et festive, honorant l’engagement des associations et la générosité des donateurs. Il ne s’agit pas d’une prise de position politique, mais d’un acte citoyen visant à soutenir une cause universelle : le Bien Commun.

L’armée, par définition, est au service de la Nation dans son ensemble et ne saurait être l’apanage d’un quelconque parti.

D’où viennent ces critiques surprenantes ?

La polémique a été orchestrée par une poignée d’organisations politiques et syndicales, qui ont tenté de politiser un événement qui ne l’était pas.

Des accusations graves et déconnectées

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles ont qualifié d’opération d’influence de « l’extrême droite ». Certains communiqués sont allés jusqu’à parler d’une présence « antirépublicaine ». Le jour de l’événement, une manifestation a même été organisée devant l’Impérial Palace pour protester contre la tenue de cette soirée. Ces critiques s’inscrivent dans un climat de tension autour de la baisse des subventions publiques, certains y voyant une tentative de la droite conservatrice de s’approprier le champ associatif.

Des personnes tenant des pancartes devant un grand bâtiment blanc au bord d'un lac

L’instrumentalisation d’un symbole

En réalité, ces accusations semblent surtout relever d’une stratégie politique visant à discréditer un événement à succès, en l’associant à un camp politique. Attaquer la fanfare du 27e BCA, c’est s’attaquer à un symbole pour faire du bruit.

Qualifier la présence d’une fanfare militaire républicaine, qui représente l’engagement de nos soldats, d’acte « antirépublicain » est un contresens qui laisse pantois.

Une polémique tout simplement ridicule

Finalement, cette controverse apparaît pour ce qu’elle est : une tempête dans un verre d’eau, montée par des acteurs qui confondent tout.

  • Confondre engagement citoyen et partisanisme : La fanfare n’était pas là pour soutenir une idéologie, mais pour célébrer la solidarité. Le « Bien Commun » est une valeur humaniste, pas le slogan d’un parti.
  • Ignorer la tradition locale : Critiquer la présence de la fanfare, c’est mépriser un symbole profondément ancré dans l’histoire et le cœur des Annéciens.
  • Détourner l’attention de l’essentiel : Pendant que certains criaient au complot, 245 200 € étaient donnés pour aider les plus fragiles. Le véritable sujet de la soirée était là, et non dans des querelles politiciennes stériles.

C’est une tentative de récupération qui dessert avant tout les associations que l’événement visait à aider.

En définitive, cette polémique ne restera qu’un bruit de fond insignifiant face à l’élan de générosité de la Nuit du Bien Commun. La fanfare du 27e BCA était à sa place, fidèle à sa mission de rassemblement et à son ancrage local. Vouloir y voir autre chose relève soit de la méconnaissance, soit de la mauvaise foi. L’important est ailleurs : dans l’action concrète et solidaire des associations soutenues ce soir-là.

Merci de nous avoir lu. N’hésitez pas à consulter nos autres actualités locales pour rester informé de ce qui se passe à Annecy.

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Raphael Minier

Après avoir obtenu ma licence de lettres dans l'université de Grenoble, j'ai décidé de suivre ma campagne qui déménageait à Annecy. C'est là que j'ai eu l'opportunité de travailler en rédaction web pour le site ici-annecy.fr. Très intéressé par le journalisme et la vie locale, il ne m'a pas fallu longtemps pour prendre goût à la rédaction web et au suivi de l'actualité du bassin annécien. J'espère que vous apprécierez de lire mes articles !

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